• Edouard BAJIKA

Au nom du père et de l’Udps

Le défi a été relevé: Félix Tshisekedi règne et dirige le Congo au grand mécontentement de ceux qui ont toujours soutenu qu'un Muluba ne peut devenir Chef de l'Etat. Ces derniers continuent à manigancer et pactiser pour que le premier citoyen échoue, à la limite, trépasse. Peine perdue! A chaque coup, ils se heurtent à une rebuffade. Le Congo et le pouvoir ont été déjà confiés publiquement au protecteur ineffable

Qui l’eût cru? Le fils du Sphinx de Limete, Président de la République Démocratique du Congo! Purement un rêve. Pourtant! Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est bel et bien Chef de l’Etat congolais. N’en déplaise! La scène s’apparente à un conte de fée. Les Congolais s’y attendaient le moins. Des facteurs jouaient en sa défaveur: l’organisation des élections par le pouvoir qui a aligné aussi son candidat, sa déconfiture avec les leaders de Lamuka à Genève, les maigres moyens de l’Union pour la démocratie et le progrès social, un Parti né et grandi dans l’opposition. Mais aussi et surtout ses origines luba. En effet, une loi non écrite dit qu’un Muluba ne peut accéder à la magistrature suprême en Rdc.

Félix lui-même en sait quelque chose. Etait-il convaincu de remporter la présidentielle? Peut-être oui, surtout après la prophétie du Pasteur ghanéen de le revoir revenir à Accra dans une année avec le statut du Chef de l’Etat. Ça y est ! Néanmoins, tous les pronostics étaient déjoués.

Beaucoup accordaient la chance au Candidat du Front commun pour le Congo, Emmanuel Shadary. « Shadary avait l’argent et plusieurs Partis politiques ayant fait allégeance à Joseph Kabila alors Chef de l’Etat. Il avait la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), il avait également les Juges de la Cour», insinuait un Pasteur d’une église de réveil.

Contre toute attente, c’est le fils du feu et vieil opposant, Etienne Tshisekedi wa Mulumba qui est élu. Un sexagénaire bien portant est décédé de joie à l’annonce de la victoire de Tshisekedi Tshilombo, dans la Comme de Dibindi à Mbujimayi, au Kasaï-Oriental.

Le 24 janvier 2019, un cinquième Président de la RDC prête serment, cinquième de sa famille et ayant lui-même cinq enfants. C’est pour la première fois dans l’histoire du pays qu’une alternance a lieu. Ses amis de Lamuka radicalisent le mouvement de contestation et exigent la vérité des urnes. Même après la prestation du serment, très peu lui accordaient moins de chances de réussir. Oui, parce que le contexte était marqué par une corruption à grande échelle, des détournements des deniers publics, le blanchement des capitaux, une justice tendancieuse, bref, il faut engager des réformes profondes pour amorcer le processus de développement.

Nouveau

Tshisekedi s’y engage avec conviction et détermination. Diplomatie et realpolitik ont permis au nouveau Magistrat suprême des Forces armées de réchauffer les relations et renouer avec les partenaires traditionnels. Le pays retrouve sa place en Afrique et dans le monde. Des Investisseurs sont prêts à venir au pays créer sans nul doute des emplois, n’eût été la pandémie de Coronavirus qui a mis fin à la toute-puissance des Nations et à l’orgueil humain.

Les massacres aux Nord et Sud Kivu ont sensiblement diminué et bientôt éradiqués pour permettre aux habitants de ces zones dites de la mort, de conjuguer eux aussi le verbe vivre comme tout le monde. Les réalisations en termes de bilan d’une année et démi de Tshisekedi sont multiples. Il sera bon de les savoir dans la prochaine éditon.

Dans une année et demi de pouvoir partagé avec le FCC, des coups bas et peaux de bananes, mais aussi des provocations ont parsemé le parcours. Il faut des nerfs solides pour supporter les caprices des uns et insuffisances des autres. Il faut faire avec. Mais c’est aussi une belle expérience de la démocratie: pas facile de réaliser tous ses projets, étant donné que le Chef n’a pas de majorité au Parlement.

Ceux qui soutiennent qu'un Muluba ne peut avoir le pouvoir n'ont pas désarmé. Tshisekedi a relevé le défi. Mais eux continuent à cogiter comment le faire échouer. L'objectif: ingurgiter à l'opinion qu'un Kasaïen ne peut rien, bien que le rideau du Temps soit déjà déchiré.

Fallait-il que Moïse meure pour que Josué soit élevé ? Le fils de "Ya Tshitshi" n’a pourtant fait que quelques mois à la tête du Parti après la mort de son géniteur. Il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour s'acclimater. Mais comment a-t-il remporté les élections? «J’ai voté pour Félix pour récompenser la lutte de Mbuta Etienne», révèle l’Abbé Pierre Wembolowa.

De toute ressemblance, Fatshi est couronné de durs labeurs du Lider Maximo. Il a marché dans les sillages de celui qui aura consacré toute sa vie à lutter pour un Etat de droit. La victoire de Félix, c’est la récompense que le peuple lui donne pour le combat de la liberté menée par l’Udps. C’est l’accomplissement du slogan «Tenez bon, l’Udps vaincra». Il a longtemps servi ce Parti et subi avec son père rélégations, humiliations, coups et blessures, etc. Si Fatshi est élu, c’est au nom du père de la démocratie et de l’Udps, son Parti.

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Derrière un grand homme, il y a toujours une grande dame. Denise Nyakeru est toujours à côté et dans les pensées de son mari Félix Antoine Tshisekedi. Autant dire qu’elle est non seulement une alliée