• pr. Barthélemy Kalambayi

Cet Etat de droit à encourager

De son vivant, Etienne Tshisekedi wa Mulumba ne pouvait parler des maux qui rongeaient la RDC, son cher pays, sans revenir sur son vœu de voir son peuple jouir de la justice. Un des objectifs de son combat était l’établissement d’un état de droit. Devenu président de la République de la RDC, Félix Tshisekedi, le fils du Sphinx de Limete, est en train de démontrer au monde qu’il a été un élève studieux à l’école de son père. Grâce à ce digne fils du pays, ce qui était un vœu pour tous les Congolais, y compris les dirigeants d’hier, est devenu une réalité.

En effet, Lambert Mende, alors Ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement Matata sous le règne de Joseph Kabila, n’avait pas caché son regret de l’absence d’un Etat de droit en RDC dans son point de presse du 22 mai 2016. « Nous en RDC, nous voulons devenir un état de droit pour nous-mêmes, pas pour les étrangers, pas pour les Etats-Unis, pas pour la Grande Bretagne. Nous voulons être un état de droit dont le peuple jouit de son autodétermination. Nous n’avons pas vocation de devenir l’arrière-cour des nostalgiques d’un ordre ancien qui voudrait continuer à nous infantiliser sous prétexte de nous forcer à démocratiser », avait-il réagi aux propos du Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC, dénonçant les tensions politiques, la multiplication des intimidations et des cas d’harcèlement et de détention des opposants en RDC. Grâce à l’alternance de pouvoir du fait de la « passation civilisée » (expression chère à M. Lambert Mende Omalanga), entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, l’Etat de droit est devenu une réalité. Alors que bon nombre de Congolais s’en réjouissent sans trop de bruits, en homme libre, Lambert Mende en a exprimé lors d’une interview accordée à Vision plus télévision, le mercredi 26 février 2020. « Il faudrait que les gens soient condamnés pour corruption et détournement. Même si tu as beaucoup des connaissances, même si tu es célèbre, riche et même si tu as des relations à l’occident ou quoi que ce soit, nombreux chantaient état de droits, état de droits, voilà qu’on applique cela, ils commencent à palpiter », répondait-il à une question sur les interpellations des personnes impliquées dans les détournements des fonds du programme des 100 jours du président de la République. L’analyse de ces propos démontre que Lambert Mende dit haut tout ce que le peuple congolais sait et regrette mais qui l’a fait souffrir depuis tous les régimes politiques passés, à savoir les injustices qui ont été dénoncées par Etienne Tshisekedi depuis le début des années 1980. Dans son honnêteté, Lambert Mende porte à la connaissance du peuple congolais que, durant leur règne, la justice n’avait jamais existé. Il l’affirme encore dans sa communication téléphonique, diffusée sur les réseaux sociaux, avec Einstein Ebengo, cadre de son parti politique, sur la mise en partie des juges de la Cour Constitutionnelle, qui sont pourtant inféodés (comme pour l’ensemble du pouvoir judiciaire) au régime de Joseph Kabila. Ce qui confirme ce que le MLC de Jean-Pierre Bemba a dénoncé sur actualité.cd : « les juges constitutionnels congolais n’ont jamais Cet Etat de droit à encourager été indépendants, mais ont brillé par des décisions de justice édictées par les tenants du pouvoir ». Les témoignages de Lambert Mende et de bon nombre des Congolais sur l’avènement de l’Etat de droit depuis que Fatshi est à la tête de la RDC devraient amener certains compatriotes à lui présenter des excuses pour avoir porté de faux jugements contre lui. C’est le cas d’Adolphe Muzito qui, pourtant, sait que Fatshi est un « garçon correct » comme il l’a dit dans son article « RDC et l’après présidentielle 2018 : une « anthologie politique ». Bien qu’il sait que Fatshi est l’un des rares dirigeants congolais à être honnête, Monsieur Adolphe Muzito, soucieux de voir l’Etat de droit (du point de vue juridique) s’établir en RDC, s’était lancé (dans un article publié le 26 septembre 2019), dans des critiques acerbes contre le chef de l’Etat qui avait dit ne pas avoir le temps de fouiner dans le passé, laissant la responsabilité à la justice de faire son travail Aujourd’hui, le temps donne raison à Fatshi. Nous pensons aujourd’hui, au regard des avancées dans ce secteur, que M. Adolphe Muzito fera un témoignage de ce succès en guise de félicitations à Fatshi à l’instar de M. Lambert Mende.

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