• ricky Kapiamba

FCC-CACH Le remaniement du gouvernement s’impose

Les analyses sur la rencontre, dimanche 20 septembre, entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, n’ont pas loupé la question du remaniement ministériel dans les échanges de deux autorités morales des plateformes politiques de la coalition au pouvoir. Au regard des enjeux et défis de l’heure, un remue-ménage de l’équipe gouvernementale s’avère plus qu’un impératif pour que « le peuple d’abord » trouve les échos attendus. Le gouvernement Ilunga, qui a fêté son un an au mois d’août, est-il en train de vivre ses derniers jours ? Les observateurs avertis répondront par l’affirmative au vu de dernières secousses qu’il a subies : la crise de la Covid-19 et la mauvaise gestion des fonds alloués à la riposte; les tensions dans la coalition; la démission du vice-premier ministre FCC-CACH Le remaniement du gouvernement s’impose de la Justice Tunda ya Kasende ; la crise silencieuse entre le Parlement et le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur ; l’impérativité de la révision de la coalition Cash après la condamnation de Vital Kamerhe. Ce sont là les quelques faits qui plaident pour la priorisation du remaniement. Ce remaniement devrait d’abord répondre aux exigences de la gestion de l’après Covid-19. Les présidents des Etats, très préventifs, l’ont déjà fait. La France est un exemple avec la nomination, lundi 6 juillet, du gouvernement Castex (30 ministres et 12 secrétaires d’Etat). La conjoncture socioéconomique, très influencée négativement par la Covid-19, plaide pour la réduction de la taille du gouvernement. Ce qui va contribuer à la réduction du train de vie des institutions. Ce qui impérativise la réorganisation de l’exécutif congolais. L’éléphantesque gouvernement Ilunga (66 membres) peut ainsi dire ses adieux au profit d’une équipe très réduite avec l’obligation des résultats. Le remue-ménage pourrait également sanctionner les ministres qui n’ont cessé déclarer leur loyauté à leurs regroupements politiques au grand dam des intérêts du peuple. Il est plus que temps de mettre fin à la mise en avant des intérêts des partis politiques alors que le peuple attend que ses demandes soient satisfaites. La RDC a plus que besoin d’un gouvernement actif dont les membres sont disciplinés et ayant le bon sens tourné vers l’intérêt général plutôt que partisan. La nouvelle équipe sera ainsi bâtie de sorte à laver cette institution de l’odeur des calculs politiciens, des détournements des deniers publics et du non-respect des secrets institutionnels. Ce sera l’occasion de délivrer le pays et son pays de plus en plus otage d’une coalition naturellement bien disposée à satisfaire les calculs particuliers du repositionnement politique après 2023. Plusieurs observateurs appellent le Président de la République à tenir ses promesses électorales entre autre celle du « peuple d’abord », qui est d’ailleurs sa vision politique.

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