• Rifort KAKA

Tshisekedi et Kabila, qui tue les manifestants ?

Mis à jour : janv. 20

La RDC est habituée à connaître des morts lors des manifestations pacifiques. Souvent, la Police, en affrontement avec les manifestants, ouvre le feu pour les disperser. Ce qui occasionne des morts. C’est le cas de la manifestation de l’UDPS du 9 juillet ayant fait subir la perte d’une dizaine de personnes. A qui doit être attribuée la responsabilité de ces dérapages ?

A cette question, une certaine opinion tient à ce que le Président de la République soit tenu pour responsable comme ce fut le cas avec son prédécesseur, à qui les partis de l’opposition, notamment l’UDPS, ont fait porter le sang des martyrs comme Rossy Mukendi, Rose Kapangala et bien d’autres Congolais, ayant rendu l’âme en réclamant tel ou tel droit, dans la rue. L’opposition est catégorique à ce point : c’est Kabila le commanditaire. Ses partisans, qui ont toujours rejeté cette responsabilité, se tournent aujourd’hui vers ceux qui ont les rênes du pays. Ils tentent de les tenir responsables des morts survenus dans les récentes manifestations. Ainsi, Félix Tshisekedi devrait-il répondre de ces disparitions brusques des citoyens congolais. Ce qu’une autre opinion ne soutient pas car selon elle, entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila il y a des différences très prononcées qui justifient celui-là et rendent coupable celui-ci. D’abord, leur état d’esprit. Le fils de Laurent Désiré Kabila est un militaire avant d’être une autorité civile. Un maquisard, bien rôdé et ayant plusieurs fois occupé la première ligne de défense. Il a l’art et la stratégie pour étouffer n’importe quelle opposition. A l’opposé, son successeur a grandi dans l’idéologie de la non-violence. Son éducation et chrétienne et son enracinement dans la vie de l’église sont des contraintes permanentes l’empêchant à se livrer dans un activisme d’ordonnance des répressions sanglantes des manifestations pacifiques. C’est dans ce sens qu’il a vite marqué ses empreintes dans la protection de la vie humaine, en instruisant l’arrestation et la condamnation des premiers policiers ayant tiré sur les manifestants. Cette décision a été saluée car une première en une RDC, habituée pendant les 18 dernières années à voir les incriminés jouir de l’impunité. L’autre différence porte sur la politique prônée par les deux. Fatshi milite pour l’instauration de l’Etat de droit. Ce qui veut dire l’instauration d’un Etat où les droits de l’homme, notamment la protection de la vie, sont de strict respect. Dans ce registre, Joseph Kabila est resté silencieux en promouvant des généraux qui se sont fait même surnommer « esprit de morts ». Une autre différence tient à la dualité dont les traits sont très prononcés dans la gestion du pays. L’actuel pouvoir est une cohabitation qui ne dit pas son nom. Tshisekedi a été contraint de gérer le pays avec ceux qu’il a combattus hier. Ce qui fait que leur fameuse coalition est en réalité une union des dupes qui se regardent en chiens et chats. Ses alliés, qui tiennent à tout prix à revenir à la commande du pays, utilisent tous les moyens pour l’empêcher à asseoir sa politique. Ils recourent ainsi à leurs pions qui occupent certains postes clés pour dérailler. Le fait que les manifestants tués sont du parti présidentiel explique donc la dualité. Ce qui justifie le fils d’Etienne Tshisekedi dans la mesure où il ne peut pas vouloir le malheur de son propre parti.

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